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Ήταν επιτυχημένη η εκδήλωση που οργάνωσε ο Γιώργος Λιάννης στο πλαίσιο των Πρεσπείων;
Ναι.
Πρώτον, διότι ο κόσμος κατέκλυσε το χώρο της εκδήλωσης (αίθουσα πολλαπλών χρήσεων του Δήμου Φλώρινας)
και δεύτερον διότι απο την όλη εκδήλωση προέκυψε ως συμπέρασμα (δικό μου αλλά και πολλών άλλων) πως ο εμφύλιος συνεχίζεται. Η εκδήλωση, δηλαδή, πέτυχε διότι έδωσε μια σαφή εικόνα του θέματος.
Πρώτος ομιλητής ήταν ο Σάββας Καλεντερίδης ο οποίος προσέγγισε το θέμα γεωπολιτικά. Ανέδειξε τη γεωπολιτική αξία του ελλαδικού χώρου και τόνισε πως ήταν και είναι αδύνατον η χώρα να αφεθεί χωρίς την παρέμβαση των δυνάμεων.
Θεώρησε, δε, ως δύναμη υπεύθυνη του εμφυλίου τη Βρεταννία.
Δεύτερος ομιλητής ήταν ο Νίκος Μέρτζος ο οποίος ανέφερε, κυρίως, άμεσες δικές του εμπειρίες και έκανε αναφορές σε συγγράμματα τοπικής ιστορίας.
Άξιο σημείωσης είναι ότι ο Μέρτζος επέκρινε το ελληνικό κράτος για τον τρόπο που συμπεριφέρθηκε στους δίγλωσσους Έλληνες.
Τρίτος ομιλητής ήταν ο Ηλίας Νικολακόπυολος ο οποίος στάθηκε σε κρίσιμες στιγμές του εμφυλίου και διατύπωσε την εκτίμηση πως ο εμφύλιος τελείωσε.
Φαντάζομαι πως μετά την εκδήλωση και τα όσα άκουσε απο το ακροατήριο θα άλλαξε άποψη.
Η Ναταλία Δραγούμη διάβασε αποσπάσματα απο το ημερολόγιο του Ίωνα Δραγούμη.
Ο εμφύλιος συνεχίζεται.
Neumann – Opposants à Macron, au boulot !
Quinze mois après l’élection de Macron, l’opposition ne propose toujours rien, déplore Laurent Neumann. Pourtant, les nuages s’accumulent pour le président.
Chaque année, entre fin août et début septembre, il est de coutume d’annoncer que « la rentrée sera chaude » pour l’exécutif. La rentrée 2018 ne déroge pas à la règle, le refrain est déjà dans toutes les têtes. Et pour cause : les sondages confirment que la relation entre le président de la République et les Français (54 % de « déçus » dans la dernière enquête Elabe pour BFM TV) s’est bel et bien dégradée ; les futures réformes (assurance chômage, plan pauvreté, hôpital, retraites…) vont forcément créer des mécontents ; les prévisions de croissance sont décevantes (1,8 % dans le meilleur des cas) : un casse-tête pour tenir la promesse présidentielle de réduction du déficit public ; l’inflation (2,3 % sur un an) a effacé les maigres mesures du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat (vivement les baisses de charges d’octobre et la suppression du premier tiers de la taxe d’habitation !) ; quant à l’opposition, elle n’a pas renoncé, loin de là, à instrumentaliser le feuilleton Benalla qu’elle s’évertue à qualifier de « scandale d’État » et se tient prête à sauter sur le moindre rebondissement de l’affaire Alexis Kohler ou sur les mezzanines de Françoise Nyssen. À ce compte-là, en effet, on ne prend guère de risques en annonçant qu’Emmanuel Macron et le gouvernement d’Édouard Philippe ont de l’adversité à revendre.
Encore faudrait-il que les oppositions en profitent vraiment. Or, elles ne sont guère plus fringantes que la macronie. La droite reste minée par ses rivalités internes : il n’est qu’à voir comment Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse mettent un point d’honneur à s’ignorer superbement, l’un sur le mont Mézenc en Haute-Loire, l’autre à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Les socialistes, eux, peinent toujours à redresser la tête au point que le plus audible d’entre eux n’est autre que… François Hollande. De son côté, La France insoumise n’aura pas trop de trois jours à Marseille pour dresser le bilan de ses luttes sociales, tant elle n’est pas parvenue à stopper ni les ordonnances travail ni la réforme de la SNCF. Quant au parti lepéniste RN (ex-FN), il en est réduit à crier à « l’assassinat politique » et à « la dérive dictatoriale de juges politisés », tout en faisant les poches de ses militants (600 000 euros de dons, paraît-il, cet été) pour éviter la cessation de paiement. Peu importe d’ailleurs, puisque Marine Le Pen et ses amis se sont trouvé gratuitement un formidable agent électoral en la personne de Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien.
Le Pen et Mélenchon restent les principaux opposants
Le plus inquiétant, c’est que, quinze mois après l’élection d’Emmanuel Macron, aucune nouvelle personnalité n’a émergé, ni à droite ni à gauche. Au point que Marine Le Pen, qu’on disait à tort affaiblie par son débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, et Jean-Luc Mélenchon continuent d’apparaître comme les principaux opposants au macronisme. Ce qui, on s’en doute, arrange bien le locataire de l’Élysée.
Pis, en quinze mois, pas la moindre idée nouvelle, pas la plus petite proposition alternative. La dernière convention thématique organisée par Les Républicains de Laurent Wauquiez remonte à… décembre 2017 ! Des oppositions qui s’opposent, c’est bien. C’est même leur rôle et elles ne manquent pas de matière. Des oppositions qui proposent, ce serait mieux. Et si elles se mettaient enfin au travail ?
© CHAMUSSY/SIPA
Par Laurent Neumann
Three Kurdish Groups in Iran Are Now Fighting the IRGC
The Iranian Islamic Revolutionary Guard Corps said on Sunday that they had killed “10 militants” in the Kurdish region of Iran. The same day the Democratic Party of Iranian Kurdistan (PDKI) said they had engaged in “heavy clashes” with the IRGC near the city of Oshnavieh and had killed 12 “IRGC terrorists.”
The battles come amidst a rise in tensions in Iran with US sanctions kicking in and after six months of protests in various parts of the country, including the Kurdish region. Sensing the regime is strained and the Kurdish groups are now trying to carry out more public attacks on Iran’s IRGC.
On Sunday, the Kurdistan Free Life Party (PJAK) suggested forming a more united front of Kurdish groups opposing the Iranian regime.
There are several Iranian Kurdish groups that have been resisting the regime over the last decade. The PDKI was a thorn in the side of the Islamic Revolution in Iran in the 1980s during a time of tremendous upheaval when the country was transformed by the theocratic government and the war against Iraq.
In 1989, Iranian agents assassinated Dr. Abdul Rahman Ghassemlou, secretary-general of the PDKI, in Vienna. It viewed the Kurdish fighters as such a threat that it even threatened to invade Iraq and shelled their positions in Iraq where many Iranian Kurds had fled.
Over the last several years, the PDKI has increased its activity against Tehran’s regime, sending its Peshmerga, or soldiers, back into Iran. Until this year clashes were rare. But in the last six months as Tehran has been challenged by widespread economic protests the IRGC and PDKI have fought several small battles, resulting in deaths on both sides.
…
It’s clear from statements that the Kurdish groups attempt to focus their attacks on the IRGC, which is the most ideological of the regime’s security forces. Tehran has responded by shelling Kurdish bases in Iraq. Yet the Kurdish groups have continued to expand their presence, tweeting photos of their forces armed and walking through villages in western Iran. They’ve also sought out support from the West in their campaign.
…
The IRGC has said it wants to take action against the increasing clashes. But it doesn’t know the best course of action. An attack on bases in Iraq could destabilize the border. Suppressing Kurds could lead to more support for the groups. In addition, Iran and Iraq are besieged by other problems.
Iran’s attempt to influence politics in Iraq has hit a reef as Baghdad’s politicians now must choose between support for US sanctions and support for its friends in Iran. Widespread economic protests in Basra and elsewhere have rejected Iran’s influence. ISIS is again escalating terror attacks. And Tehran faces protests in the very heart of the capital.
A rebellion in the Kurdish region with three or four armed groups fighting the IRGC and enjoying support from the local people is the last thing Iran needs. This is especially true because the IRGC is involved in clandestine importation of oil from Kirkuk that travels through the mountain roads of the Kurdish region.
The recent clashes have also shown that the Kurdish groups can inflict damage on the regime.
Over the summer, more than two dozen members of the Iranian security forces, mostly from the IRGC, have been killed and wounded. “We will hunt down anyone who has Kurdish blood on their hands. Leave the IRGC and do not take orders from the Islamist regime before it is too late,” the PDKI’s fighters said on July 11.
The last month has shown it is more than just rhetoric.
Seth Frantzman is The Jerusalem Post’s op-ed editor, a Writing Fellow at the Middle East Forum, and a founder of the Middle East Center for Reporting and Analysis.
Égypte : l’énigme du meurtre du monastère secoue l’Église copte
Deux moines sont accusés d’avoir assassiné leur évêque avant la prière. Crime crapuleux ou politique ? L’Église entretient le flou.
L’église du monastère de Saint-Macaire. L’évêque assassiné était un réformateur mal vu du précédent pape des Coptes.
Une fête endeuillée cette année par un drame d’une rare violence, survenu un mois plus tôt au cœur de l’un des plus anciens monastères d’Égypte : Saint-Macaire, dans l’oasis de Wadi Natroun, à 92 kilomètres au nord du Caire. Le 29 juillet dernier, le corps sans vie de l’évêque Épiphanius a été retrouvé dans un couloir, baignant dans une mare de sang et le crâne fracassé, selon les médias locaux. La police, qui a dépêché d’importants moyens sur place, a très vite identifié le moine Isaiah el Makary comme le suspect principal. En garde à vue, il a avoué avoir prémédité son acte et attaqué son supérieur en pleine nuit lorsqu’il se rendait à la prière des vêpres.
Des actions « inappropriées »
Un deuxième moine, qui a tenté de se suicider en se jetant du toit du monastère quelques jours après, est également dans le collimateur du parquet. Selon le procureur général, il surveillait les couloirs pour le compte du coupable. Les autorités judiciaires comme religieuses entretiennent pour l’instant le mystère autour de leur véritable mobile. Les enquêteurs évoquent des « différends » entre les deux moines et l’évêque de 68 ans. Le meurtrier présumé, défroqué quelques jours après le crime, était visé par une enquête interne depuis plusieurs mois et menacé d’expulsion après avoir commis des « actions inappropriées violant la vie monastique », a simplement indiqué le porte-parole de l’Église copte. Les moines doivent obéissance à leur supérieur, faire vœu de chasteté et de pauvreté.Cible de l’organisation État islamique et de violences sectaires récurrentes, l’Église copte affronte pour la première fois le spectre d’un ennemi intérieur. « Je voyais les moines comme des créatures angéliques qui ne peuvent pas être tentées par le Diable, mais aujourd’hui je m’aperçois qu’ils sont des êtres humains et peuvent commettre des erreurs », témoigne Jacqueline, paroissienne assidue de Shubra, un quartier populaire du Caire où vit la plus importante communauté chrétienne de la capitale égyptienne. « Ce choc immense nous oblige à nous interroger, à désacraliser et à réévaluer tout le clergé », renchérit Bishoy, son fils de 27 ans.
L’évêque, victime des conservateurs ?
Si cette tragédie a ouvert un débat inédit, elle a aussi révélé au grand jour d’anciennes querelles internes à l’Église. Sur Facebook, certains fidèles et jeunes diacres appartenant à un courant conservateur se sont réjouis de la disparition de l’évêque, connu comme théologien réformiste et proche du pape Tawadros II. Ce crime est « indissociable du statut particulier du monastère Saint-Macaire au cœur des conflits théologiques de l’Église copte », explique Ishak Ibrahim, chercheur spécialiste de l’Église copte, sur le site de l’Institut Tahrir for Middle East Policy. L’ancien chef de file de Saint-Macaire et mentor de l’évêque assassiné était en effet en conflit ouvert avec le précédent pape copte, Chenouda III, décédé en 2012. Ce théologien, appelé Matt le Pauvre, prônait une Église copte orthodoxe ouverte aux changements et à tous les courants du christianisme. À l’opposé de la ligne rigoriste et assez autoritaire du pape Chenouda III. Pour contrer l’influence de sa pensée, ce pape avait placé une vingtaine de moines conservateurs à Saint-Macaire, devenu au fil des ans un des plus importants lieux de pèlerinage du pays. Parmi ces moines : Isaiah el Makary, le meurtrier présumé de l’évêque Épiphanius. Même si l’actuel pape Tawadros II est plus proche des réformateurs que Chenouda, il avait jusqu’à maintenant refusé de défendre un camp contre l’autre et de renier les décisions de son prédécesseur.
Le père catholique Rafic Greich, qui a rencontré Épiphanius à plusieurs reprises, ne croit pas aux motivations idéologiques des moines assassins. « Les raisons du meurtre sont personnelles, certains disent financières. Le coupable présumé était un simple menuisier et ne s’intéressait pas à la théologie. Mais tout le monde est en train d’instrumentaliser ce drame, y compris le pape », critique ce responsable du Messager, hebdomadaire catholique égyptien.
Reprise en main du pape Tawadros II
Pour la première fois de son pontificat, le pape Tawadros II a en tout cas changé de ton. Dans un sermon célébrant l’héritage intellectuel d’Épiphanius, Tawadros « a clairement exprimé qu’il n’accepterait plus les inepties des Défenseurs de la foi » [un groupe de religieux conservateurs particulièrement virulents à l’égard des réformateurs, NDLR], commente Samuel Tadros, expert de l’Église copte à l’institut Hudson. Il a également annoncé une liste de 12 mesures visant à renforcer son contrôle sur les monastères et les activités de leurs 2 000 moines. Ainsi est-il désormais interdit à ces religieux d’avoir un compte sur les réseaux sociaux. « Le pape est apparu comme un homme nouveau, un homme conscient du fardeau et bien décidé à affronter le défi qui se pose », juge Samuel Tadros, dans un de ses tweets.
Dans le centre du Caire, trois jeunes Coptes pouffent en voyant passer deux moines reconnaissables à leurs bonnets et longues robes noires. « Tiens, ils ont relâché les deux suspects ! » plaisante l’un des trois amis. Face aux turbulences, une chose n’a pas changé. Cet art très égyptien de l’ironie n’en sort que renforcé.
© Deloche/Godong/Leemage
Par Ariane Lavrilleux (au Caire)
Grèce: Tsipras à Ithaque pour marquer la fin de l’Odyssée du sauvetage du pays
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras va prononcer un discours mardi depuis l’île d’Ithaque, symbole du long voyage d’Ulysse, pour marquer le premier jour de la nouvelle ère de son pays débarrassé des plans d’aide internationaux.
Alexis Tsipras “ira aujourd’hui (mardi) à Ithaque”, petite île en mer Ionienne à l’ouest de la Grèce, se sont contentés d’annoncer mardi matin ses services, confirmant une rumeur qui circulait depuis la veille.
Selon une source gouvernementale, Alexis Tsipras va y lancer un message aux Grecs sur la fin de huit ans d’austérité dans l’étau des programmes d’aide dictés par les créanciers du pays, Union européenne (UE) et Fonds monétaire international (FMI).
Le Premier ministre, au pouvoir depuis janvier 2015, qui avait dû signer contraint et forcé en juillet de la même année le troisième et dernier plan de prêts au pays, a choisi cette façon de célébrer la fin de ces plans, arrivés à échéance lundi.
Pour inaugurer cette nouvelle ère supposée de la Grèce, M. Tsipras, qui s’était bien gardé d’apparaître lundi, laissant s’exprimer plutôt les créanciers, a choisi l’île d’Ulysse, héros de la mythologie grecque dont les épreuves sont racontées dans l’Odyssée d’Homère au 8ème siècle avant Jésus-Christ.
Lundi, les dirigeants de l’Union européenne (UE), le président du conseil européen Donald Tusk ou le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, mais aussi les dirigeants allemand et français, ont salué la sortie de la Grèce des plans d’aide en louant “les efforts et les sacrifices des Grecs” ainsi que “la solidarité” des Européens lors de la crise de la dette.
Ils ont toutefois prévenu qu’Athènes doit continuer à respecter ses engagements vis-à-vis de ses créanciers, et poursuivre des politiques strictes pour réaliser des excédents budgétaires élevés permettant de rembourser ses dettes.
La Grèce est le dernier pays, après le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et Chypre, à sortir des plans d’aide internationaux qui leur ont évité de sombrer pendant la crise, et d’entraîner peut-être la zone euro avec eux.
Ayant reçu au total de ses créanciers (FMI, UE et BCE) 289 milliards d’euros de prêts en trois programmes (2010, 2012 et 2015), le pays a dû en échange procéder à des réformes drastiques et très douloureuses.
Grèce: Tsipras à Ithaque pour marquer la fin de l’Odyssée du sauvetage du pays ©AFP/Archives / Milos Bicanski
Athènes (AFP) – © 2018 AFP
Enquête russe, diplomatie, commerce… Trump s’explique et s’emporte
Dans un entretien sur sa politique étrangère, Donald Trump a une nouvelle fois critiqué le procureur spécial Robert Mueller et loué sa propre action.
Dur avec l’Iran et la Turquie, aimable envers les Nord-Coréens et les Russes, le président Trump a tenté d’éclaircir sa position.
Le président Trump a décidément une haute idée de l’étendue de ses pouvoirs. Dans une interview à Reuters, le président a déclaré que, s’il le désirait, il pourrait prendre la direction de l’enquête sur l’ingérence russe dans les élections américaines. « Je pourrais faire n’importe quoi. Je pourrais mener l’enquête si je le voulais. Mais j’ai décidé de ne pas m’en mêler », a-t-il déclaré. Donald Trump n’a cessé depuis le début de critiquer violemment cette enquête dirigée par le procureur spécial Robert Mueller. Il l’a accusée d’être « une chasse aux sorcières » et a menacé de limoger ses responsables. « J’ai tout à fait le droit de m’impliquer si je le veux. Jusqu’ici, j’ai décidé de ne pas le faire », a-t-il ajouté.
Son avocat, Rudolph Giuliani, a, de son côté, affirmé que le président avait le pouvoir de mettre un terme à l’enquête s’il le souhaitait et qu’il pouvait sans doute limoger Robert Mueller, même si l’état-major républicain l’a plusieurs fois mis en garde contre ce genre d’action qui susciterait un énorme scandale. Mais peut-il diriger lui-même une enquête qui vise à déterminer s’il a cherché à faire obstruction à la justice en limogeant James Comey, le patron du FBI, et s’il y a collusion entre ses équipes et Moscou ? C’est moins sûr.
« Piège »
Au cours de l’interview, le président a fait part de ses inquiétudes sur une éventuelle audition sous serment avec Robert Mueller. Il craint, dit-il, que ce ne soit « un piège » qui conduise à des accusations de parjure si l’on compare son témoignage avec celui d’autres personnes interrogées comme James Comey. « Si je dis quelque chose et que lui [Comey] dit quelque chose, c’est ma parole contre la sienne, et il est le meilleur ami de Mueller, donc Mueller pourrait dire : Bon, je crois Comey, et même si je dis la vérité, ça fait de moi un menteur. Ce n’est pas une bonne chose. »
Le président américain n’a pas voulu dire s’il accepterait ou non d’être interrogé par le procureur et a refusé une nouvelle fois d’accuser la Russie d’ingérence dans les élections de 2016, malgré les preuves accablantes rassemblées par ses services de renseignements.
Satisfecit
En politique étrangère, Donald Trump a jugé « probable » une nouvelle rencontre avec Kim Jong-un, le leader nord-coréen. « Je l’aime bien, il m’aime bien. » Il s’est félicité d’avoir fait bien plus de progrès en « trois mois » de travail que ses prédécesseurs en trente ans. « J’ai stoppé les essais nucléaires [de la Corée du Nord]. J’ai stoppé les essais de missiles », a-t-il clamé. Dans les faits, les négociations n’ont pas avancé et il n’y a pas vraiment de signes selon lesquels Corée du Nord serait prête à négocier l’abandon de son arme nucléaire. Selon les responsables américains, des images satellites montrent un regain d’activité dans les usines qui fabriquent des missiles.
Donald Trump, en revanche, n’a « jamais dit » qu’il souhaitait rencontrer les dirigeants iraniens. « Si [le président iranien Hassan Rohani] veut que l’on se rencontre, soit. S’il ne veut pas, je m’en fiche. […] Je n’ai pas demandé à le voir. »
Il s’est montré dur sur la Turquie, affirmant qu’il « n’y aura pas de concession » en échange de la libération d’un pasteur américain accusé de terrorisme par Ankara. Quant à sa rencontre avec Vladimir Poutine, « Ce sont seulement les fake news qui l’ont critiquée… Nous avons eu un très bon entretien de près de deux heures. » Poutine ne lui a pas demandé de lever les sanctions et le président américain « n’envisage pas de le faire ».
Guerre commerciale
Il s’est montré peu optimiste sur l’issue des discussions commerciales avec la Chine cette semaine à Washington. « Je m’attends à ce qu’il n’en sorte rien ». Il a déclaré qu’il ne prévoyait pas de date butoir aux négociations. « Je suis comme eux, j’ai un horizon à très long terme. » Les États-Unis ont décidé d’augmenter les droits de douane sur plus de 1 000 produits importés. Cette semaine, une hausse des taxes sur 16 milliards de marchandises en provenance de Chine doit entrer en vigueur et Trump menace d’imposer d’autres droits de douane sur 200 milliards d’importations. Il a réitéré ses attaques accusant les Chinois de manipuler leur devise, tout comme d’ailleurs les Européens.
Il s’en est pris également à la Réserve fédérale américaine et à son président Jerome Powell, qu’il a lui-même nommé. Il s’est dit « peu ravi » de sa hausse des taux d’intérêt. « Est-ce que je suis content de mon choix ? » a-t-il dit en parlant de Powell. « Je vous le dirai dans quatre ans, dans sept ans. » Jusqu’ici, l’indépendance de la Fed était sacro-sainte et les présidents américains évitaient de la critiquer, mais Donald Trump ne se gêne pas. À la suite de ses déclarations, la Bourse américaine a baissé.
« Censure »
Il a enfin attaqué les réseaux sociaux, les accusant de censure. « Quand ils enlèvent certains individus sur Twitter ou Facebook… c’est très dangereux, car ça pourrait être vous demain », a-t-il dit. Donald Trump, la semaine dernière, a critiqué, via une série de tweets, les réseaux sociaux, clamant – sans preuve – que certains groupes « faisaient une discrimination totale contre les voix républicaines-conservatrices » et que « trop de voix étaient détruites, certaines bonnes, d’autres mauvaises ».
Apple, YouTube et Facebook ont récemment supprimé des messages du groupe d’extrême droite Infowars qui fourmille de théories du complot délirantes, arguant du fait qu’ils violaient les règles de conduite des sites. Alex Jones, son patron, prêche la haine et la violence, et a, par exemple, déclaré que le massacre de l’école primaire de Sandy Hook dans le Connecticut en 2012 n’avait pas eu lieu et que les enfants étaient des acteurs. Twitter, après beaucoup d’atermoiements, a fini par suspendre le compte d’Alex Jones, mais temporairement seulement.
De notre correspondante à Washington, Hélène Vissière
Νομισματική ηγεμονία και ηγεμονία γεωπολιτική… Το πραγματικό πρόβλημα των ΗΠΑ στο σύγχρονο κόσμο.
του Κ. ΚΥΡΙΑΚΟΠΟΥΛΟΥ
μέλους της ΠΓ του “Μετώπου ΕΛΕΥΘΕΡΗ ΕΛΛΑΔΑ”
και της “Πανελλαδικής Πρωτοβουλίας για την υπεράσπιση της Δημοκρατίας και της Πατρίδας μας.
Μια φίλη το έθεσε πάρα πολύ σωστά. Ένας φαφλατάς μπορεί πάντα να κρατά σε εγρήγορση τους θαυμαστές του, αρκεί να τους σερβίρει με τρόπο φανταχτερό μια κατασκευασμένη πολιτική “πρωτοτυπία” σε συσκευασία βαθυστόχαστης ανάλυσης…
Από τη στιγμή που οι “θαυμαστές” δεν διαθέτουν ούτε την δυνατότητα να την αντικρούσουν στην ουσία της, ούτε και τα μεθοδολογικά εργαλεία της επιβεβαίωσής της, τότε μοιραία ενσωματώνονται στην πρωτοτυπία και συνακόλουθα πλειοδοτούν στην υπεράσπιση του φαφλατά.
Αυτό δεν έγινε άλλωστε με τα περίφημα μέιλς των πρεσβειών για τη δολοφονική πυρκαγιά στην Ανατολική Αττική, τα οποία ακόμη εξετάζει το νομικό τμήμα του φαφλατά που τα “εμπνεύστηκε”;;;
Αυτό το παραμύθι δεν ενεργοποίησε στη συνέχεια μια βιομηχανία screenshots, που έδωσε δουλειά για ένα δεκαήμερο στους γνωστούς χασομέρηδες του διαδικτύου;;;
Αυτό ακριβώς επιχειρείται και σήμερα σε μια προσπάθεια ερμηνείας της Αμερικανοτουρκικής έντασης, κατά την οποία επιστρατεύεται ένας αχταρμάς μονομερειών και αυθαιρεσιών, χωρίς συνειρμική συνέχεια, και με μηδενική μεθοδολογική αξιοπιστία.
Προφανώς και δεν έχει αξία να υπεισέλθουμε σε αναλυτική αντίκρουση αυθαιρέτων ισχυρισμών και παραδοχών ανυπόστατων. Θα ήταν απλώς χαμένος χρόνος.
Γι αυτό και θα αρκεστούμε στην οριοθέτηση πραγματικών δεδομένων της σύγχρονης εποχής, και ο αναγνώστης θα βγάλει μόνος του τα συμπεράσματά του για τα τεκταινόμενα.
Πρώτον: Η φυσιογνωμία του σύγχρονου κόσμου έχει αλλάξει δραματικά. Το να επιχειρεί επομένως κάποιος να ερμηνεύσει την Αμερικανοτουρκική αντιπαράθεση με όρους εργαστηρίου και απολυτοποιώντας τη δυνατότητα των ΗΠΑ να “κάνουν παιχνίδι” ως μόνοι κυρίαρχοι του πλανητικού παιχνιδιού, είναι τουλάχιστον αφελές, σε βαθμό που ακυρώνει στο σύνολό του, και το προϊόν της “ανάλυσης”.
Δεύτερον: Το να συγχέει κάποιος το ειδικό βάρος του νομισματικού πολέμου και κυρίως το να τον αναβαθμίζει αυθαίρετα από τακτικό εργαλείο σε στρατηγική επιδίωξη, είναι τουλάχιστον ενδεικτικό της ανάγκης να αποσαφηνίσει στο μυαλό του έννοιες και περιεχόμενο εννοιών, πριν αποτολμήσει την επόμενη προσέγγιση αναλόγου σοβαρότητας ζητημάτων.
Η εξάρτηση της τουρκικής οικονομίας στο περιβάλλον της παγκοσμιοποιημένης αγοράς, είναι δομική… Και επειδή ακριβώς είναι τέτοια, είναι και ευάλωτη στις κλασικές νομισματικές πιέσεις από τους μηχανισμούς – εργαλεία που ασκεί πάνω τους στρατηγικό έλεγχο η κυβέρνηση των ΗΠΑ.
Από την άλλη μεριά, αυτή της ακριβώς η ιδιότητα, είναι που καθιστά αυτονόητη και ρεαλιστική την απαντητική δυνατότητα της Τουρκίας στις διαρκείς και κερδοσκοπικές πιέσεις που στοχοποιούν την τουρκική λίρα.
Τρίτον: Η κυβέρνηση των ΗΠΑ σε αυτή την αντιπαράθεση, δεν έχει ρόλο πρωταγωνιστικό αλλά παρακολουθητικό. Στο πλαίσιο αυτού του ρόλου αξιοποιεί στοχευμένα τα κλασικά εργαλεία ήπιας ισχύος, αλλά έχει πλήρη επίγνωση οτι η ατζέντα είναι πολύ ευρεία και η φυσιογνωμία της αμιγώς γεωστρατηγική.
Μέσα σε αυτό το περιβάλλον επομένως, η οικονομικίστικη μονομέρεια που επιστρατεύεται, αδυνατεί να δώσει πειστικές απαντήσεις, και ο νομισματολάγνος προσανατολισμός ερμηνεύει μόνο ένα μικρό μέρος από το πολυσύνθετο γεωστρατηγικό παζλ.
Ο κ. Τραμπ άλλωστε είναι σε θέση να ξέρει καλά, πως η μάχη για τη διατήρηση της ηγεμονίας του δολαρίου, είναι μια σχεδόν χαμένη μάχη, οι προοπτικές της όποιας αποδυναμώνονται δραματικά, αν δοθεί έξω από το κάδρο των δυναμικών γεωστρατηγικών ανατροπών που βρίσκονται σε πλήρη εξέλιξη.
Και για να το πούμε απλούστερα, η ηγεμονία του δολαρίου είναι στο συγκεκριμένο ιστορικό χρόνο παντελώς ανέφικτη, αν δεν συνοδεύεται αναπόσπαστα από πλήρη ηγεμονία γεωπολιτική.
Άλλωστε η μεταψυχροπολεμική εποχή ειναι μεταξύ άλλων εποχή δέσμης στρατηγικών αντιπάλων των ΗΠΑ, σε έναν κόσμο που είναι εξόχως πολυπολικός, και αυτό δεν μπορεί να αγνοηθεί. Οι όροι του “παιχνιδιού” λοιπόν, είναι επίσης δραματικά τροποποιημένοι…
Και μέσα στο περιβάλλον ενός τέτοιου κόσμου, είναι πολλαπλά δυσκολότερο να χαλιναγωγηθουν ισχυρές περιφερειακές δυνάμεις με μόνο εργαλείο την νομισματική κερδοσκοπική πίεση των οίκων και των αγορών.
Και είναι δυσκολότερο γιατί στο παιχνίδι της αποδόμησης της ηγεμονίας του δολαρίου, έχουν συστρατευθεί ισχυροί παίκτες, και αυτό το γνωρίζει πολύ καλά ο κ. Τραμπ, γι αυτό και δεν θα αναλωθεί μονομερώς σε μια νομισματική στόχευση απέναντι στην Τουρκία. Κάτι τέτοιο είναι κουτό ακόμη και να το σκέφτεται κάποιος.
Αντιλαμβάνεστε λοιπόν πως αν αυτό θα ήταν το εύρος στο οποίο εξαντλείται η Αμερικανική στρατηγική έναντι της Τουρκίας, αυτό θα ισοδυναμούσε απλούστατα με τον ορισμό της στρατηγικής κατάρρευσης και καθολικής γεωστρατηγικής της αποτυχίας.
Το πραγματικό πρόβλημα της Αμερικανικής εξωτερικής πολιτικής, είναι δισυπόστατο…
Αναζητεί εναγωνίως ρόλο πρωταγωνιστικό στην ευρύτατη γεωστρατηγική διεργασία που συντελείται σε ολόκληρη την Ευρασία…
Και γνωρίζει καλά πως για να τον αποκτήσει αυτό το ρόλο, θα πρέπει να βρει τον τρόπο να ανακόψει άμεσα τις στρατηγικές βλέψεις που ενσωματώνονται και αφορούν στην Τουρκική εξωτερική πολιτική στο σύνολό της.
Αυτή λοιπόν είναι μια πολυσύνθετη εξίσωση, και η λύση της δεν προσεγγίζεται με μονομερείς φλυαρίες περι ηγεμονίας του δολαρίου.
Κανείς σήμερα δεν μπορεί να επενδύσει σε ασταθείς περιφερειακές πολιτικές, χωρίς ισχυρό γεωπολιτικό αποτύπωμα. Και σε ένα γεωπολιτικό περιβάλλον μέσα στο οποίο ενα ισχυρό περιφερειακό γεωπολιτικό μεγεθος όπως ειναι η Τουρκία, διαθέτει ΚΑΙ αυτοτελείς στρατηγικές βλέψεις στο πλαίσιο του αναβαθμισμένου ρόλου της, αλλά ΚΑΙ χρησιμοποιείται διεμβολιστικά για να διασφαλίσει ευρύτερες γεωπολιτικές ανατροπές δεκαετιών, μόνο αφελείς μπορούν να απολυτοποιήσουν την αποτελεσματικότητα του νομισματικού οπλοστασίου.
Το πρόβλημα λοιπόν “Τουρκία”, είναι πολύ πιο ευρύ για την Αμερικανική Γεωστρατηγική, προφανώς και για την Ρωσική αντίστοιχη, που όλα δείχνουν πως όλο και περισσότεροι είναι αυτοί που ΔΕΝ θα ήθελαν εις το διηνεκές μια Τουρκία ισχυρή, μεγάλη, ενιαία και με μη αναστρέψιμα νεο-οθωμανικά χαρακτηριστικά.
Η πραγματική πρόκληση λοιπόν τώρα ξεκινά και αυτή σχετίζεται με πραγματική γεωστρατηγική ισχύ και δεν υποβαθμίζεται σε πολιτικές που αφορούν στο νομισματικό εργαλείο διαχείρισης ισχύος.
Η σύγχρονη «Οδύσσεια» της Ελλάδας τελείωσε;

Του Αλκη Καλλιαντζίδη Οικονομολόγου [email protected] www.kalkis.eu
Ο Έλληνας πρωθυπουργός, στο διάγγελμά του με θέα το λιμάνι της Ιθάκης και κάποιες μυθολογικές αναφορές, εξέφρασε την ικανοποίησή του για την έξοδο της χώρας από το 3ο Μνημόνιο διάσωσης και την 9ετή κρίση
χρέους της Ελλάδας. Η Ελλάδα «ξανακερδίζει σήμερα το πεπρωμένο της», δήλωσε ο Πρωθυπουργός Αλέξης Τσίπρας την Τρίτη 21 Αυγούστου 2018. Μια συμβολική κίνηση : από το νησί της Ιθάκης ο πρωθυπουργός εκφώνησε την τηλεοπτική ομιλία του για περίπου 10 λεπτά. «Η σύγχρονη Οδύσσεια [που η Ελλάδα] έζησε από το 2010 έχει τελειώσει», είπε. Το θρυλικό νησί του Ιονίου, η Ιθάκη, ήταν στην πραγματικότητα το σημείο αναχώρησης και επιστροφής του ήρωα της Οδύσσειας του Ομήρου, του Οδυσσέα, ο οποίος επέστρεψε σώος και αβλαβής από ένα μακρύ ταξίδι 10 ετών. Χρησιμοποιώντας αυτήν την μεταφορά, ο Αλέξης Τσίπρας εξήρε το θάρρος και την «ικανότητα των Ελλήνων, οι οποίοι όπως ο
Οδυσσέας, ήξεραν πώς να αντιμετωπίσουν τις Συμπληγάδες της ύφεσης», αναφερόμενος σε αυτούς τους μυθολογικούς βράχους οι οποίοι, επειδή ανοιγόκλειναν τακτικά, απειλούσαν να συντρίψουν τα σκάφη που διέσχιζαν το στενό του Βοσπόρου. «Τα σχέδια διάσωσης, η λιτότητα, η ύφεση και η κοινωνική απερήμωση τελείωσαν», δήλωσε ο πρωθυπουργός. «Η χώρα μας έχει ανακτήσει το δικαίωμα να διαμορφώσει το δικό της μέλλον».
Τι καλά θα ήτανε, να μπορούσαμε πράγματι να διαμορφώσουμε μόνοι μας και υπερήφανοι το μέλλον μας στο εξής με ασφάλεια, δίχως τον κίνδυνο της χρεοκοπίας; Αυτό ισχύει από σήμερα μόνο στα χαρτιά. Μια χώρα, όπως η Ελλάδα, που έχει χρέος 180% του Ακαθάριστου Εγχώριου Προϊόντος της δεν μπορεί να διαμορφώσει το δικό της μέλλον, μόνη της, και μάλιστα μέσα σε έναν κόσμο μεγάλης αλληλεξάρτησης και ανάδυσης του νέο-προστατευτισμού. Μέχρι και το 2060 το μέλλον μας το διαμόρφωσαν ήδη οι Δανειστές μας μέσω του συστήματος έγκαιρης προειδοποίησης (Early Warning System) (βλέπε σχετικό άρθρο μου στις Ανιχνεύσεις στις 16-07-2018 : http://www.anixneuseis.gr/?p=192930) και της τριμηνιαίας ενισχυμένης εποπτείας. Αν πράγματι έτσι ήταν τα πράγματα σήμερα, τα επιτόκια των 10ετών ελληνικών ομολόγων δεν θα ήταν απαγορευτικά (σκουπίδια δηλαδή) και δεν θα κρέμονταν από τις αρνητικές εξελίξεις της ιταλικής, της τουρκικής κι όχι μόνο οικονομίας. Θα συγκρίνονταν με τα αντίστοιχα της Κύπρου, της Πορτογαλίας, της Ισπανίας, της Ιρλανδίας.
Πρόκειται για άλλη μια απέλπιδα «αυταπάτη» των ΣΥΡΙΖΑΝΕΛ που επιχειρούν να την πουλήσουν σε μια μερίδα του ελληνικού λαού για να περισώσουν το πολιτικάντικο σαρκίο τους, μέσα από ένα ηρωικό μυθολογικό περιτύλιγμα της Οδύσσειας του Ομήρου. Ο γράφων, ως απλός οικονομολόγος της ζώσας οικονομικής πραγματικότητας, ποτέ δεν πίστεψε τα ασύστολα ψεύδη, τους λεονταρισμούς και τις ιδεοληψίες των σημερινών κυβερνόντων. Δεν έκανε το ίδιο «λάθος να πιστέψει τον κ. Τσίπρα», όπως είπε πρόσφατα στον SKAI ο αδιάκοπα ναρκισσευόμενος θεωρητικός συνάδελφος και Δραχμιστής κ. Γιάνης Βαρουφάκης (πού ήταν αλήθεια η καθηγητική του διορατικότητα για τον κ. Τσίπρα, αν είπε την αλήθεια ;). Για αυτό και δεν τους ψήφισα ούτε μια φορά.
Το γεγονός όμως ότι οι ΣΥΡΙΖΑΝΕΛ δεν αποτόλμησαν τελικά, κάτω από το βάρος της ευθύνης που θα έφεραν, να μας ρίξουν στον γκρεμό της χρεοκοπίας, της εξόδου από το ευρώ και από την Ευρωπαϊκή Ένωση και ολοκλήρωσαν το δικό τους αχρείαστο 3ο Μνημόνιο (κόστους από 86 έως 200 δις ευρώ) στις 20-08-2018 θεωρώ ότι αποτελεί, παρά ταύτα, μια θετική εξέλιξη, αφού δεν καταστραφήκαμε τελείως. Πολλοί έλληνες βέβαια καταστράφηκαν, χωρίς καμία αμφιβολία, κάτω από τα ατομικά ή οικογενειακά τους χρέη ή την ανεργία ή το κλείσιμο της επιχείρησής τους. Και δεν υπήρχε περίπτωση αυτοί όλοι να σωθούν (όπως τους παραπλανούσαν οι ΣΥΡΙΖΑΝΕΛ) δια της ελληνικής χρεοκοπίας στην οποία μας ωθούσαν πολλοί συν-έλληνες το 2015. Η αλήθεια είναι ότι είμαστε και θα παραμείνουμε επί μακρόν (2060) με τα δανειστικά σωληνάκια των εταίρων μας και με ένα κάρο από υπογεγραμμένες αλλαγές, όπως π.χ. η νέα μείωση των συντάξεων και η διεύρυνση της φορολογικής βάσης που αντιστοιχούν σε 2 με 3 μισθούς ή συντάξεις λιγότερες ετησίως.
Σχεδόν όλοι οι αλλοδαποί παρατηρητές τι μας λένε; Κτίστε αναπτυξιακά πάνω στην σταθεροποίηση της οικονομίας σας άμεσα. Αυτό θα έπρεπε να ήταν προ πολλού το μέλημα της κυβέρνησης (αλλά και των αντιπολιτευομένων της) κι όχι η συνέχιση της παραμυθίας.
Διαβάστε παρακάτω το ρεπορτάζ του Fabien Perrier, ανταποκριτή της αριστερής εφημερίδας Libération στην Αθήνα στις 19-08-2018, ο οποίος γράφει : «ενώ ο Τσίπρας χαίρεται που η χώρα του έχει ολοκληρώσει το πρόγραμμα οικονομικής βοήθειας, οι Έλληνες παραμένουν απαισιόδοξοι για την κατάστασή τους. Οι μικρές συντάξεις, η μετανάστευση των νέων, η υπογεννητικότητα … οι κοινωνικοί δείκτες παραμένουν πάντοτε ανησυχητικοί». «Εμείς, οι Έλληνες, δεν θα τα καταφέρουμε ποτέ», λέει στον Fabien Perrier, η Βιργινία, 56 ετών. Στο μεσιτικό γραφείο της, συζητά την έξοδο τη Δευτέρα από το 3ο Μνημόνιο με μια συνάδελφό της, την Αθηνά. Και οι δύο τους είναι ενοχλημένες από τις δηλώσεις του περιβάλλοντος του Πρωθυπουργού, του προερχομένου από την ελληνική αριστερά, του Τσίπρα, που μεταδόθηκαν από τα μέσα μαζικής ενημέρωσης. Η Βιργινία δεν πιστεύει πια : «Αισθάνομαι τρομερά καταθλιπτική …» Τόσο πολύ που στα μάτια της, δεν υπάρχει παρά μία επιλογή : «Η φυγή, γιατί η Ελλάδα δεν έχει πια μέλλον». Το επαναλαμβάνει στον πρωτότοκο γιο της, που σπουδάζει στην Αθήνα. Όσο για το νεότερο γιο της, που εγκαταστάθηκε στη Γαλλία με το απολυτήριο στην τσέπη του: «Έκανε καλά!», προσθέτει. «Οι Έλληνες ξεπουλούν τα περιουσιακά τους στοιχεία, τα διαμερίσματα και τα σπίτια τους … Και οι αλλοδαποί τα αγοράζουν σε καλές τιμές», λέει η Βιργινία, η οποία προσθέτει: «Αυτοί που πουλάνε δεν το κάνουν μετά χαράς. Το εισόδημά τους έχει μειωθεί, δεν μπορούν πλέον να πληρώνουν φόρους ή να διατηρούν τα σπίτια τους». Τα έσοδα έχουν μειωθεί δραματικά τα τελευταία 8 χρόνια. Οι αμοιβές μειώθηκαν κατά 35% κατά μέσο όρο. Ο ελληνικός ελάχιστος μισθός (μόνο στην Ελλάδα μειώθηκε), από τα 750 ευρώ το 2010, έπεσε στα 586 ευρώ και ακόμη και στα 510 ευρώ για τα άτομα κάτω των 25 ετών. Οι περισσότερες από τις θέσεις εργασίας που δημιουργούνται, με μερική ή ορισμένου χρόνου απασχόληση, δεν επιτρέπουν την έξοδο από την επισφάλεια ή τη φτώχεια. Σήμερα, το ένα τρίτο των 1,7 εκατομμυρίων εργαζομένων εργάζεται με μερική απασχόληση, για 394 ευρώ καθαρά το μήνα, δηλαδή λίγο πάνω από το εθνικό όριο φτώχειας (που είναι 380 ευρώ). Υπάρχει επείγουσα ανάγκη επειδή «η φτώχεια είναι μια βόμβα για την κοινωνική συνοχή και την ελληνική οικονομία», δήλωσε ο Σάββας Ρομπόλης στον παραπάνω ανταποκριτή.
Αγχολυτικά και αντικαταθλιπτικά
«Διαφορετικές έρευνες που διεξάγονται στην Ελλάδα αποκαλύπτουν την έκρηξη των φαινομένων της κατάθλιψης, ακόμη και των αυτοκτονιών από το 2010 (αλήθεια ξέχασαν σήμερα οι ΣΥΡΙΖΑΝΕΛΙΤΕΣ να μετράνε
τις αυτοκτονίες, ή τις σταμάτησαν με την κοινωνική αξιοσύνη τους;). Κάτι που επιβεβαιώνουν … τα υγρά απόβλητα της Αθήνας», γράφει ο Fabien Perrier. Πράγματι, οι ερευνητές του Καποδιστριακού Πανεπιστημίου Αθηνών βρήκαν σε δοκιμές σε αυτά μια έκρηξη στην κατανάλωση ψυχοτρόπων φαρμάκων (35 φορές περισσότερα μεταξύ 2010 και 2014), αγχολυτικών (19 φορές περισσότερα) και αντικαταθλιπτικών (11 φορές περισσότερα). «Η χώρα αντιμετωπίζει μια συλλογική κατάθλιψη όπου η απουσία προοπτικής προσθέτει στο άγχος της καθημερινής ζωής». «Μια δημοσκόπηση της εταιρείας Nielsen αποκαλύπτει ότι πάνω από 7 στους 10 Έλληνες αμφιβάλλουν ότι η χώρα θα βγει από την οικονομική κρίση τους επόμενους δώδεκα μήνες. Ως εκ τούτου, συνεχίζουν να μειώνουν τις δαπάνες τους για αναψυχή, για εξόδους ή ρούχα». «Μια άλλη δημοσκόπηση, που διεξάγεται από το Εργατικό Κέντρο της Αθήνας, περιγράφει την ταλαιπωρία σε καθημερινή βάση. Για παράδειγμα, το 43% των νοικοκυριών λένε ότι δεν μπορούν να πληρώσουν τη θέρμανση για τα σπίτια τους. Το 52% λέει ότι δεν θα μπορούσαν να αντεπεξέλθουν σε μια απρόβλεπτη δαπάνη των 500 ευρώ, ενώ το 49% λέει ότι δεν μπορούν να πάνε διακοπές. Τέλος, το 42,5% των εργαζομένων ισχυρίζονται ότι λαμβάνουν καθυστερημένα το μισθό τους». Πολλοί έχουν δει τα σχέδιά τους να καταστρέφονται. Η Αθηνά επέστρεψε για να ζήσει στο σπίτι της μητέρας της. Ο παλιός φίλος της πήγε στη Γερμανία. Τα σχέδιά της για γάμο και παιδιά έχουν αποσυρθεί.
Επιπλέον, το ποσοστό γονιμότητας, από 1,8 παιδιά ανά γυναίκα το 2010, μειώθηκε σε 1,3 το 2018. Το
χαμηλότερο δηλαδή, κατά πολύ, στην Ευρώπη. Δεν επαρκεί για να εξασφαλιστεί η ανανέωση των γενεών. «Ακόμη και αν το ποσοστό φτάσει στο 1,5, ο ελληνικός πληθυσμός των 10,8 εκατομμυρίων σήμερα θα είναι μόνο 8,6 εκατομμύρια το 2060», είπε ο Σάββας Ρομπόλης στο γάλλο ανταποκριτή. Και αυτή η πτώση του πληθυσμού θα έχει αλυσιδωτές επιπτώσεις στην οικονομική ανάπτυξη, στη χρηματοδότηση των συντάξεων, κ.λπ.
Από εδώ και στο εξής, η κυβέρνηση των ΣΥΡΙΖΑΝΕΛ έχει την ψευδαίσθηση ότι θα χρησιμοποιήσει τα ελάχιστα περιθώρια ελιγμών που θα έχει για να μας παραμυθιάσει εκ νέου. Όμως έχω τη γνώμη ότι θα σπάσει τα μούτρα της πάνω στην «ενισχυμένη εποπτεία», όπως γράφω παραπάνω, και επιπρόσθετα πάνω στις περίφημες Αγορές.
Τα παραδείγματα των Ιταλών ακροδεξιών και ευρωσκεπτικιστών Λαϊκιστών στην εξουσία και του ισλαμιστή γείτονά μας του Ερντογάν είναι άκρως διδακτικά. Πληρώθηκαν και θα συνεχίσουν να πληρώνονται από τις Αγορές με την άνοδο της τιμής των ομολόγων και της υποτίμησης της λίρας Τουρκίας αντίστοιχα.
Όχι άλλο αντισυστημισμό. Χορτάσαμε. Όχι άλλη μυθοπλασία.
Από ρεαλισμό, εργατικότητα και αξιοπιστία πάσχουμε.
Good riddance to the so-called strategic relationship between Washington and Ankara.
Last Friday, Turkish President Recep Tayyip Erdogan published an op-ed in the New York Times outlining his country’s grievances toward the United States. The Turkish leader raised valid concerns about U.S. policy that genuinely vex Turkish leaders and citizens alike. Yet Erdogan only told half the story, leaving his readers to believe that Washington has victimized a reliable ally and partner. The United States has long had its own list of grievances, however—and it’s to the Trump administration’s credit that, unlike its predecessors, it finally seems to be doing something about it.
U.S. grievances include Ankara’s plans to buy the S-400 advanced air-defense system from Russia; because Turkey will both operate the F-35, the newest high-tech jet in the American military inventory, and depend on Russia for maintenance and spare parts for the S-400, Moscow will be in a position to glean valuable intelligence on how to detect the plane. The Turks have also complicated the U.S. fight against the self-declared Islamic State, first by forcing the United States to negotiate for a year over the use of Incirlik Air Base, and then through their incursion into northern Syria, targeting Washington’s Kurdish allies. Against this backdrop, President Erdogan himselfthreatened U.S. troops in Syria.
When it comes to Iran, Ankara has done everything possible to undermine U.S. policy, whether by negotiating a separate nuclear agreement or opposing and then helping Iran evade sanctions.
Then there is the detention of Pastor Andrew Brunson in Turkey since October 2016. This has become a flashpoint between the two countries this summer, especially after Ankara seemed to renege on a deal for his release. But Turkey is also holding between 15 and 20 U.S.-Turkish dual citizens—including a NASA scientist—on trumped-up terrorism charges. Three Turkish employees of the U.S. Embassy have also been arrested. They are being used as bargaining chips to force the United States to hand over Fethullah Gulen, a green card holder who Ankara accuses of masterminding the failed July 2016 coup, and/or to secure the release of a Turkish banker convicted in a New York court of aiding the elaborate scheme to help Tehran get around multilateral sanctions.
The sharp deterioration of relations between Washington and Ankara in the last week is only one of two crises enveloping Turkey at the moment. The Turkish lira is in a free fall as investors sell it off over concerns about economic mismanagement and uncertainty caused by the strain between the United States and Turkey. No doubt there are a lot of people in Washington busy developing three, five, and 10-point plans to save the Turkish economy and the U.S.-Turkey relationship. They are wasting their time; there is nothing for the United States to do.
Of course, the United States has an interest in a healthy Turkish economy, if only to prevent the meltdown of the lira from affecting other emerging markets’ currencies. That threat is somewhat diminished right now because investors are on vacation, but August will soon become September. To head off a deepening of their economic woes next month, the Turks have to want to help themselves, and it is not at all clear that’s the case—or that Erdogan’s political interests will let them. The president’s son-in-law, Berat Albayrak, who also happens to be Turkey’s minister of finance and treasury, has unveiled a plan that is fairly responsible. According to Bloomberg, Albayrak plans to pursue fiscal discipline, help companies most affected by the lira’s slide, and, contrary to rumors, the government will not seize foreign exchange deposits—good news for foreign investors. At the same, the minister stated that the volatility of the lira was unsupported by the underlying economic data, thus it is clear Turkey is under “attack by the biggest player of the global financial system.” He means the United States.
No one should be surprised by the accusation that the United States is responsible for Turkey’s currency crisis. Since at least 2013, Erdogan has been telling Turks that when the day of reckoning comes for the Turkish economy, it will be someone else’s fault. If Turks are suffering, then it could not possibly be the responsibility of a government led by someone who believes high interest rates cause inflation (which is exactlybackward), but rather the result of the nefarious machinations of the “interest lobby,” Zionists, and the always useful “foreign forces.” Because Erdogan has made the economy a nationalist issue, seeking help from the IMF is politically risky. Instead, all of the Turkish president’s incentives are to do exactly what he has been doing: hang tough, blame Washington, appeal to God, and encourage his constituents to exchange dollars and euros into lira. So why should anyone believe Albayrak when he announces how he is going to rescue the lira?
On the relationship with the United States, Erdogan’s declaration that Washington is waging “economic war” on Turkey reflects just how toxic relations between the two countries have become over the last five years. In certain offices at the State Department, Pentagon, and among a dwindling number of foreign-policy analysts who want to give Ankara the benefit of the doubt, there is much anxiety about the end of the “strategic relationship” and the need to save it.But why? It should be clear by now that there is no strategic relationship. Turkey and the United States have different interests and priorities. The lists of grievances on both sides reflects that fact. The fallout is not a function of the unique personalities and worldviews of the American and Turkish presidents, but rather at a fundamental level is the result of a changing world in which Washington and Ankara no longer share a common threat.
No doubt the White House poured gas on a fire with the announcement of tariffs as the lira was sliding—a gratuitous move that smacks of Trumpian chest-thumping in anger over pastor Andrew Brunson that only helps Erdogan’s narrative that everything is Washington’s fault. Still, the pressure that the Trump administration has brought to bear on Turkey is a welcome change from the passivity of the last two administrations, which preferred to overlook Turkey’s malign policies, either in an effort to try cajole Ankara to support the United States or because they did not want to risk a rift with a “strategic partner.” Not only did this approach not work, but it also sent the message to Ankara that it was so valuable an ally that there would be no consequences for its actions.
Applying pressure on Ankara may not work either, but the stakes are pretty low. Turkey’s importance to Washington has been waning for some time. The Turkish government is ambivalent about the Atlantic alliance, has found common cause with extremist groups, and stirred up trouble in the Gulf, Jerusalem, and the Red Sea. Even the value of Incirlik has diminished as the threat of the Islamic State has receded. Besides, with Ankara developing ties to Moscow it seems unlikely that the base will be as useful in the coming great-power competition as it was during the Cold War. What else is there? Not much.
For the longest time, the legacy of the Cold War and the NATO alliance have framed the discussion of Turkey in Washington and Europe. Perhaps the controversy over Pastor Brunson and the way the Turkish government has responded to the lira crisis will be a clarifying moment, highlighting what should be clear by now: Turkey is no longer an ally or partner.
The Greece Bailout’s Legacy of Immiseration
The cynicism and brutality of what happened there is for the whole world to see.

This was a bailout? The word reeks of indulgence and implied disapproval. As it was often said, “The Greeks had their party and now they must pay.” Yes, there was a party—for oligarchs with ships and London homes and Swiss bank accounts, for the military, for engineering and construction and armaments companies from Germany and France and the United States. And yes, there was a bailout. It came from Europe’s taxpayers, and went to the troubled banks of France and Germany. Greece was merely the pass-through, and the Greeks who paid dearly with their livelihoods were just the patsies in the deal.
Back in 2010, Greece, along with Portugal, Spain, Ireland, and Italy, was definitely in trouble. The Great Financial Crisis crashed into all of Europe, but it hit the weaker countries hardest—and Greece was the weakest of them all. Its economy shrunk by a quarter, and youth unemployment rose to roughly 50 percent. The memorandum was, for all concerned, the easy way out. It started a game of “extend and pretend” on the Greek debt, based on optimistic forecasts and on policies of reform that had no basis in the reality of Greek economic conditions.
The policies came from the IMF—its standard repertory of austerity and “reform.” But its staff and directors knew from the beginning that these measures would not suffice. IMF executive directors from Australia, Switzerland, Brazil, and China voiced objections. Channels were therefore bypassed, objections ignored. The Fund was nearly out of work and money because of the failures of its programs—and the relative success of countries that ignored them—all over the world. And its managing director at the time wished to be the next president of France. So Greece, which is to say its creditors—especially French and German banks—received the largest loan in IMF history (relative to its ownership share). And that 289-billion-euro loan came largely from U.S. taxpayers.
In Athens, teams of functionaries from the Fund, the European Central Bank, and the European Commission came to Greece, where they stayed in fancy hotels at Greek expense and were escorted by uniformed police from ministry to ministry to dictate policy in detail. (Such a nice gig, in a warm and sunny place, so close to the sea.) In 2015, they were lodged for a time in a four-star hotel, deprived of their convoys, and given protection by elite forces dressed in plain clothes. They didn’t like that at all, and their bosses, Mario Draghi and Christine Lagarde, complained loudly on their behalf.
And what of the policies? Public assets were to be dumped en masse at fire-sale prices, but only if they were already profitable. (Regional airports making losses, for example, stayed with the state.) Dutch dairies and German drug companies were taken care of. Labor markets were deregulated while collective bargaining was wiped out—an unethical experiment on an untenable premise. Neither German nor Chinese industry was moving to Greece even if the Greeks worked for free. The value-added tax was raised, pensions were cut, and hundreds of thousands of civil servants were sacked. Ministries lost cleaning ladies, who set up camp, bless them, in front of the Ministry of Finance.
The irony is that in 2012 Greece’s debts were already postponed, so that from late 2015 to 2022 there would be a grace period with relatively few major payments due. Now there is a primary-budget surplus and the markets need not be tested. So the memorandum can end, but austerity will not; the debt still looms in the long term, so the commitment to surplus extends for more than 40 years. In any event, the Greeks’ will to resistance appears to have been broken, so it seems safe enough to leave them alone. For now.
But the damage done extends far beyond Greece. The cynicism and brutality of what happened there is for everyone to see. The fact that Europe imposed a policy of privation on one of its weakest members—not for its own sake, and not with any expectation of economic success, but to intimidate the Italians and the French, as the German Finance Minister Wolfgang Schäuble conceded to the Greek Finance Minister Yanis Varoufakis privately in 2015—was not lost on British voters who chose Brexit in 2016. The Greek debacle helped to turn the French left against Europe, and fueled the inchoate coalition now in power in Italy. The German and east European far right is surely not motivated by sympathy—on the contrary, they despise the Greeks. But they do resent the supposed “solidarity”—a fiction if ever there was one—that Germany’s Chancellor Angela Merkel and her allies invoked to sell their parliaments and voters on the idea of the Greek loans.
Europe is therefore rotting at both ends. Its economy must remain unified, but it is coming apart at its political seams. It needs institutions and policies of social stabilization, financial reform, and full employment—a dramatic change in ideas and action at the continental level to thwart the rising tide of nationalist reaction. There is therefore a growing sense, among those who are watching closely, that a major democratic reform—a New Deal for Europe—is the only way to hold it together in the long run.
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ΓΑΛΛΙΑ: Γιατί οι αγρότες αυτοκτονούν μέρα παρά μέρα;!
Στη Γαλλία οι αγρότες διαμαρτύρονται διεκδικώντας το αυτονόητο: ‘’θέλουμε να ζήσουμε’’!!!
[Είμασταν μαθητές Γυμνασίου (6ταξίου) όταν διαβάζαμε στις εφημερίδες – τέλη της δεκαετίας του ’50, αρχές του ‘60 – ότι η Ελλάδα αναλάμβανε την υποχρέωση εντασσόμενη στην τότε Ευρωπαϊκή Οικονομική Κοινότητα (ΕΟΚ), να μειώσει ραγδαίως το ποσοστό των αγροτών της – το οποίο υπερέβαινε το 50% του ενεργού πληθυσμού – και η χαρά μας δεν περιγράφεται: θα γλυτώναμε από τις λάσπες. Με αυτή την ευχή άλλωστε μας ξεπροβοδούσε όλο το χωριό για να πάμε στο Γυμνάσιο (45 χιλ. μακριά): ‘’να μάθετε γράμματα, να γλυτώσετε από τις λάσπες!’’. Ηταν τότε που η ιθύνουσα τάξη της χώρας μας, δια στόματος του διαπραγματευτή μας με τους επικεφαλής της ΕΟΚ, ονειρευόταν ότι Ελλάδα θα συναντούσε την Ιστορία και θα έγραφε Ιστορία (Βλέπε, ντοκιμαντέρ BBC εν έτει 1964 δια χειρός Μάρου). Τρομάρα μας! Την κατάληξη τη βιώνουμε και οποιαδήποτε παρατήρηση περισσεύει. Είναι άσχετη η ερήμωση της υπαίθρου από τη χρεωκοπία το κράτους; ‘’Νυχτερίδες και αράχνες’’ κατέκλυσαν πανέμορφα πέτρινα σχολεία στα έρημα χωριά μας! Και η άλλοτε αγροτική Ελλάδα κατάντησε εισαγωγέας αγροτικών προϊόντων.
Τούτες οι γραμμές αφιερώνονται στην ιερή μνήμη της αγρότισσας μάννας μου και του πατέρα μου ο οποίος, αφού υπηρέτησε στρατιωτικά την πατρίδα επί τετραετία, ξανάρχισε τη ζωή πιάνοντας και πάλι το αλέτρι από κει που το είχε εγκαταλείψει.
Το κείμενο που ακολουθεί είναι συνέντευξη του Ερίκ ντε λα Σεναί, διπλωματούχου της Ανώτατης γεωργικής Σχολής, ιδιοκτήτη φάρμας, συγγραφέα του βιβλίου ‘’ Αγρότες: οι λόγοι μιας απελπισίας΄΄ στον δημοσιογράφο Ετιέν Καμπόν της Φιγκαρό…Ε.Δ.Ν.]
FIGAROVOX.- Η ζωή ορισμένων αγροτών είναι τόσο δύσκολη που πολλοί από αυτούς φτάνουν στο ανεπανόρθωτο[i]: πώς φτάσαμε ως εδώ;
Éric DE LA CHESNAIS.- Εκτός από τα οικονομικά προβλήματα, ο αγροτικός κόσμος πάσχει από μεγάλη έλλειψη αναγνώρισης. Σταδιακά εγκαταλείψαμε την ύπαιθρο και μαζί της την εκτίμησή μας για τον αγρότη, ο οποίος όμως έχει θεμελιώδη ρόλο. Αλλά η κοινωνία μας προτιμά να δίνει μεγαλύτερη σημασία σε μάταια πράγματα – χωρίς τα οποία μπορούμε να ζήσουμε -, κάτι που δεν συμβαίνει με το φαγητό μας: κατ’ εξοχήν πρωταρχική ανάγκη! Ας μην ξεχνάμε ότι μέχρι τον Δεύτερο Παγκόσμιο Πόλεμο, ορισμένες περιοχές της Γαλλίας δεν κάλυπταν τις ανάγκες διατροφής. Πολλοί άνθρωποι δεν ικανοποιούσαν την πείνα τους. Σήμερα η κατάσταση έχει αντιστραφεί. Τρώμε υπέρμετρα αδιαφορώντας για το από πού προέρχεται η τροφή και τι απαιτεί η παραγωγή της: σωματική εργασία, κάματο, ιδρώτα με ζέστη ή κρύο, άγχος ότι η συγκομιδή δεν θα είναι ικανοποιητική…
Επειδή δεν αναγνωρίζουμε πλέον την ηθική και υλική αξία του έργου των αγροτών, είναι πελαγωμένοι και εξαφανισμένοι. Η ύπαιθρος δεν νοηματοδοτεί όπως άλλοτε τη ζωή μας. Συναντιόμαστε εκεί λιγότερο, ακόμη και οι μόνιμοι κάτοικοί της δυσκολεύονται να μιλούν ο ένας στον άλλο και να διατηρούν κοινωνικές σχέσεις. Η κακουχία των αγροτών μας σχετίζεται και με τη μοναξιά – ηθική και σαρκική.
Συχνά μιλάμε για τα προβλήματα χρέους των αγροτών: είναι τα χρέη μια επίσης αιτία των υπερβολικών αυτοκτονιών στο επάγγελμα;
Μία από τις κύριες αιτίες της απόγνωσής τους είναι και η υπερχρέωση που πολλοί από αυτούς υφίστανται. Ένας αγρότης που έτρεφε χοίρους στη Νορμανδία μου εμπιστεύτηκε μια μέρα ότι το γεγονός ότι έδειξα ενδιαφέρον γι’ αυτόν, στα πλαίσια ρεπορτάζ που έκανα στο χωριό του, λειτούργησε γι’ αυτόν ως θεραπεία, ότι αυτή η ενέργειά μου τον βοήθησε να αποφύγει την αυτοκτονία. Μου είχε ομολογήσει ότι είχε αποφασίσει να τερματίσει τη ζωή του αν τα χρέη του φτάσουν τις 150.000 ευρώ: ύψος, που αδυνατούσε να εξοφλήσει. Αυτός ο άνθρωπος αισθανόταν ένοχος γιατί θεωρούσε μεγάλη τιμή γι’ αυτόν το ότι το είχε κληρονομήσει το χοιροστάσιο από τον πατέρα του. Ήταν αδύνατο γι’ αυτόν να δεχτεί ότι απέτυχε στον ίδιο τομέα που οι πρόγονοί του είχαν πετύχει, χωρίς να κατανοεί με τίποτε ότι δεν ήταν υπεύθυνος για την κατάστασή του, ότι οι λόγοι για τους οποίους απέτυχε δεν είχαν καμία σχέση με αυτόν.
Στη συνέχεια, όταν είδε αντικειμενικά το πρόβλημα, κατάλαβε ότι ήταν δυνατό να βρεθεί μια λύση χωρίς να στραφεί στο χειρότερο, μιλώντας, ιδίως με γιατρούς και ψυχολόγους, κατανοώντας ότι αυτό το λάθος δεν ήταν δικό του. Αλλά αυτό δεν ισχύει για όλους.
Η πρόληψη της αυτοκτονίας των αγροτών, “Agri’écoute”, έλαβε 1.700 κλήσεις κατά το πρώτο εξάμηνο του 2016, κατά μέσο όρο 285 κλήσεις το μήνα: τρεις φορές περισσότερο από ό, τι το 2015. Γεγονός παραμένει ότι ένας αγρότης αυτοκτονεί κατά μέσο όρο κάθε δύο ημέρες στη Γαλλία. Όπως και τα ζώα τους, οι αγρότες πεθαίνουν στη σιωπή. Οι αυτοκτονίες στο Γαλλικά Ταχυδρομεία ή στην Orange κινητοποιούν και δίκαια το κοινό. Οι αγρότες είναι ξεγραμμένοι, ανύπαρκτοι.
Ποιο είναι το πλέον επείγον; Πρόκειται για συσχετισμό δυνάμεων στην αλυσίδα παραγωγής;
Αν περιοριστούμε στη Γαλλία, και βλέποντας την παραγωγή στο σύνολό της, “από το δικράνι στο πιρούνι”, ποιος σηκώνει το μεγαλύτερο οικονομικό και σωματικό βάρος αν όχι ο αγρότης; Του αγοράζουν το γάλα μεταξύ 30 και 35 λεπτών ανά λίτρο[ii] για να το πουλήσουν στη γύρω περιοχή περίπου 65 λεπτά. Δεν είναι λοιπόν φυσιολογικό να εργάζεται με ζημία ο αγρότης. Δεν είναι επίσης φυσιολογικό ούτε να δέχεται να ζει στην αβεβαιότητα ως προς την αμοιβή του, η οποία επιπλέον καταβάλλεται στις 15 του επόμενου μήνα.
Ορισμένοι γεωργοί εργάζονται αποκλειστικά για κάποια γαλακτοκομεία που αγοράζουν βέβαια μεγάλες ποσότητες γάλατος αλλά σε εξαιρετικά χαμηλές τιμές και αναγκάζουν τους αγρότες να πουλούν με ζημία. Το ίδιο γάλα θα χρησιμοποιηθεί για την παραγωγή σοκολάτας μεγάλης φίρμας, η οποία ποτέ δεν πωλείται με ζημία: αυτή η κατάσταση είναι άδικη. Όσον αφορά το γάλα, ορισμένοι παραγωγοί έχουν δεσμευτεί να πληρώσουν πάνω από την τιμή κόστους των αγροτών: 34 λεπτά ανά λίτρο γάλακτος, το κατώφλι επιβίωσης των αγροτών. Αλλά μόνο με 44 λεπτά το λίτρο γάλατος εξασφαλίζουν το ισοδύναμο του κατώτερου μισθού. Μόνο με αξιοπρεπείς τιμές πώλησης μπορούν οι αγρότες να ζουν με αξιοπρέπεια από το επάγγελμά τους. Αυτό ήταν το στοίχημα της Συνδιάσκεψης του τομέα Τροφίμων: να αντιστραφεί ο σχηματισμός της τιμής, ώστε να μην υπαγορεύουν το νόμο τους οι Υπεραγορές, αλλά να γίνεται με βάση το κόστος του αγρότη. Μέχρι σήμερα, είμαστε μακριά από αυτό.
Ο γεωργικός κόσμος φαίνεται ιδιαίτερα ευαίσθητος στα σκαμπανεβάσματα της παγκόσμιας συγκυρίας και στο παγκόσμιο πλαίσιο της απορρύθμισης και της παγκοσμιοποίησης. Δεν είναι και αυτό μια από τις πηγές του προβλήματος;
Πράγματι, οι ποσοστώσεις παραγωγής γάλακτος έχουν καταργηθεί κάνοντας τους αγρότες να παραπλανούνται ως προς την πραγματική ποσότητα γάλακτος που μπορούν να παράγουν. Ωστόσο, καθώς η αγορά ρυθμίζει την παραγωγή βάσει του νόμου της προσφοράς και της ζήτησης, η παραγωγή βεβαίως αυξήθηκε, αλλά οι τιμές μειώθηκαν και οι αγρότες έγιναν φτωχότεροι. Οι μεγάλοι παραγωγοί, βιομηχανίες και τα υπεραγορές, εκμεταλλεύτηκαν αυτήν την κατάσταση. Ο νόμος της αγοράς έχει εφαρμοστεί, αλλά εις βάρος των αγροτών: το τελευταίο εργαλείο που θέσπιζε την προστασία των τιμών ήταν αυτό των ποσοστώσεων, αλλά έχει πλέον καταργηθεί.
Η κρίση στον αγροτικό μας κόσμο προέρχεται από το γεγονός ότι αυτό που παράγει είναι συστηματικά η μεταβλητή προσαρμογής των παγκόσμιων συμφωνιών ελεύθερων συναλλαγών. Ως εκ τούτου, η CETA[iii] θέτει πολύ περισσότερα προβλήματα από αυτά που επιλύει. Οι εξελιγμένοι κλάδοι παραγωγής θα επωφεληθούν από το ελεύθερο εμπόριο, η γεωργική παραγωγή θα αντιμετωπίσει δυσκολότερες καταστάσεις εξαιτίας της Βραζιλίας ή του Καναδά: κρέας που παράγεται με προδιαγραφές πολύ διαφορετικές από τις δικές μας. Υπό αυτές τις συνθήκες, γιατί να καταπολεμήσουμε στη Γαλλία τη γλυφοσάτη[iv] και το κοτόπουλο ορμονών όταν μεγάλο μέρος από τις εισαγωγές μας παράγονται με αυτές τις διαδικασίες μέσω της CETA; Στη Γαλλία, παράγουμε προϊόντα καλύτερης ποιότητας: πρέπει να το επωμιστούμε αυτό το καθήκον, να είμαστε υπερήφανοι για αυτό, αναβαθμίζοντας την παραγωγική μας διαδικασία. Αυτό θα σήμαινε καταρχάς τη θέσπιση ρητρών στις συνθήκες ελευθέρων συναλλαγών οι οποίες, δηλαδή αγροτική εξαίρεση σύμφωνα με το πρότυπο της πολιτιστικής εξαίρεσης: δεν μπορούμε να εισάγουμε το οποιοδήποτε προϊόν. Δεν μπορούμε ούτε να ξεπουλήσουμε τη γεωργία μας.
Πόσο ευθύνεται η Κοινή Αγροτική Πολιτική (ΚΑΠ) στην κρίση της γαλλικής γεωργίας;
Η ΚΑΠ δεν στηρίζεται σε πραγματικά δεδομένα, είναι αποσυνδεδεμένη από την πραγματικότητα. Έχει ξηλώσει όλα τα ρυθμιστικά εργαλεία που επέτρεπαν να έχουμε ένα μακροπρόθεσμο όραμα και να αντιμετωπίζουμε τη φύση. Η δουλειά του γεωργού είναι ένα από τα λίγα επαγγέλματα που είναι ευαίσθητα στις καιρικές συνθήκες: ο αγρότης πρέπει να είναι σε θέση να βλέπει μακροπρόθεσμα, να επενδύει και να δεσμεύεται. Η ΚΑΠ όμως το αποτρέπει αυτό, καθώς αποσυνδέεται από την πραγματικότητα και εφαρμόζει άκαμπτα πρότυπα σε διαφορετικές καταστάσεις, συμπεριλαμβανομένης της επιδότησης ανά εκτάριο αντί της παραγωγής. Αυτό έχει παράλογες και ανέλπιστα θετικές επιπτώσεις σε ορισμένους ήδη προνομιούχους επιχειρηματίες, οι οποίοι λαμβάνουν δυσανάλογη βοήθεια σε σχέση με τα έσοδα από την εκμετάλλευσή τους. Επειδή μια δημόσια πολιτική πρέπει να είναι σε θέση να αποσβήνει ανισότητες πόρων μέσα στο ίδιο επάγγελμα. Πρέπει να επιστρέψουμε σε μια επιτόπια γεωργική πολιτική, για παράδειγμα αμείβοντας τους γεωργούς ανάλογα με τον αριθμό των θέσεων εργασίας που διαθέτουν στις εκμεταλλεύσεις τους. Και γιατί να μην πριμοδοτήσουμε όσους καταφεύγουν στην αγνή γεωργία;
Φαίνεται ότι η κρίση στον αγροτικό κόσμο είναι επίσης πολιτιστικής, ηθικής και πνευματικής φύσεως. Οι αγροτικές αξίες και η σχέση με τη γη δεν πολεμήθηκε με σφοδρότητα από την εποχή;
Σίγουρα, αλλά σύντομα θα γίνει αισθητή η μεταστροφή των πραγμάτων. Οι αγρότες ήταν οι τελευταίοι που είχαν σε εκτίμηση τη δουλειά τους, είχαν συνείδησης της γης και της οικογένειας. Υπονομεύοντας τη γεωργία μας αποδυναμώσαμε αυτές τις αξίες. Οι αγρότες είναι άνθρωποι που εξελίσσονται με σταθερές αναφορές και δεν έχουν καμία σχέση με τον κωμικό κόσμο και έναν σωρό κοπριάς στη μέση του αγροκτήματος που τους παρουσιάζουμε συχνά. Η παραγωγή σιταριού απαιτεί να περνάς μέρες σκύβοντας για να μαζεύεις πέτρες, αντιμέτωπος με τον κύκλο της φύσης, των εποχών και του κλίματος.
Αλλά λησμονήσαμε όλες αυτές τις αξίες για το άμεσο, το βραχυπρόθεσμο και το εφήμερο. Ζητήθηκε από τον αγρότη να προσαρμόζεται και να είναι πολυτεχνίτης ανάλογα με τις μεταρρυθμίσεις (πράσινη επανάσταση, φυτοϋγειονομικές θεραπείες …). Του ζητήθηκε να σπεύσει να μπει στο παιχνίδι, αλλά δεν έλαβε τίποτα σε αντάλλαγμα.
Επιπλέον, μπροστά του βρισκόταν η καταναλωτική κοινωνία και οι τεράστιες δυνατότητες με το διαδίκτυο. Αλλά το ‘’εμφύτευμα’’ δεν έπιασε. Το φαινόμενο δεν είναι μόνο γαλλικό: στην Αμερική, αλλά και στην Ινδία και την Αφρική, οι αγρότες αυτοκτονούν επίσης. Ένα κομμάτι της κοινωνίας μας δεν μπόρεσε να πάρει το τραίνο εν κινήσει, και αγωνίζεται ακόμα να το δει.
Ωστόσο, οι Γάλλοι αγαπούν τους αγρότες τους, κάτι που διαπιστώνουμε από την απήχηση που έχει η Αγροτική Εκθεση. Την επισκέπτονται άνθρωποι από κάθε κοινωνική τάξη και κάθε ηλικίας. Ευτυχώς αυτή η μεγάλη εκδήλωση εξακολουθεί να υπάρχει, αλλά χρειαζόμαστε πολύ περισσότερα για να λύσουμε τα προβλήματά μας. Και πέρα από τις επικοινωνιακές τακτικές…ο Ολάντ παρέμεινε 12 ώρες από τις 7 το πρωί, ο Mακρόν ήθελε να σπάσει το ρεκόρ του … Είναι χωρίς σημασία,;
Διαπιστώνουμε επίσης την έλξη των Γάλλων προς τον αγροτικό κόσμο από την επιτυχία της εκπομπής “Η αγάπη βρίσκεται στο λιβάδι”: σε ένα επεισόδιο, ένας από τους υποψηφίους κλαίει όταν ενθαρρύνεται και εξηγεί τη συγκίνησή του από το ό,τι για πρώτη φορά ενθαρρύνεται στη ζωή του. Αυτοί οι άνθρωποι έχουν χάσει την ευγνωμοσύνη που προσφέρει η κοινωνία μας, τις έχουν ξεχάσει. Παρόλο που οι αγρότες εξασφαλίζουν την ικανοποίηση των πρωτογενών αναγκών μας. Μόνο η έλλειψη τροφίμων θα ανάγκαζε την κοινωνία μας να θυμηθεί τη σημασία των αγροτών μας.
i] Κατά τη Figaro οι αγρότες της Γαλλίας με 32 αυτοκτονίες ανά 100.000 κατοίκους είναι η πλέον δυστυχισμένη κατηγορία πληθυσμού. Ακολουθούν οι εργάτες με 28 και οι μορφωμένοι με 8. Σύμφωνα με επίσημα στοιχεία, στη Γαλλία καταγράφονται καθημερινά 29 αυτοκτονίες και 550 απόπειρες. Ετησίως αυτοκτονούν 10.500 άτομα και αποπειρώνται να αυτοκτονήσουν 200.000. Με 14,7 αυτοκτονίες σε 100.000 ανθρώπους η Γαλλία βρίσκεται πολύ πάνω από τη Γερμανία, τη Βρετανία και τον μέσο ευρωπαϊκό όρο. (https://www.planetoscope.com/mortalite/1371-nombre-de-suicides-en-france.html). Σύμφωνα με στοιχεία (2015) του Παγκόσμιου Οργανισμού Υγείας η Ελλάδα βρίσκεται τελευταία στην Ευρώπη με 3,2 αυτοκτονίες ανά 100.000.
[ii] Στην Ελλάδα, οι βιομηχανίες πληρώνουν το αγελαδινό γάλα 39,5 λεπτά το κιλό και ο καταναλωτής το αγοράζει στην υπεραγορά 1,10ε.
[iii] Η Περιεκτική Οικονομική και Εμπορική Συμφωνία (CETA) είναι μια συμφωνία ελεύθερων συναλλαγών μεταξύ του Καναδά και της Ευρωπαϊκής Ένωσης. Εάν τεθεί σε ισχύ, η συμφωνία θα εξαλείψει το 98% των τιμολογίων μεταξύ του Καναδά και της ΕΕ.
[iv] Ζιζανιοκτόνο, ύποπτο για καρκινογενέσεις. Στις 10 Αυγούστου δικαστήριο στην Καλιφόρνια καταδίκασε την παραγωγό εταιρία να καταβάλει αποζημίωση σε παραγωγό ύψους 289 εκ. δολαρίων. Πέρυσι η ΕΕ επέτρεψε την κυκλοφορία της γλυφοσάτης για άλλα πέντε χρόνια.
Μετάφραση: Ευάγγελος Δ. Νιάνιος
Η εξίσωση Τουρκία. Τα κρίσιμα διλήμματα και οι γεωπολιτικές τους διαστάσεις.
του Κ. ΚΥΡΙΑΚΟΠΟΥΛΟΥ
μέλους της ΠΓ του “Μετώπου ΕΛΕΥΘΕΡΗ ΕΛΛΑΔΑ” και της “Πανελλαδικής Πρωτοβουλίας για την υπεράσπιση της Δημοκρατίας και της Πατρίδας μας”
Οι ΗΠΑ κλιμακώνουν την επίθεσή τους στην “Ερντογανική” Τουρκία, και όπως έχουμε τονίσει κατ επανάληψη, πρόκειται για μια επίθεση που, ανεξάρτητα από τα προσχήματα και τις αιτιάσεις, η πραγματική της φυσιογνωμία είναι και θα παραμείνει αμιγώς γεωστρατηγική…
Τα μέσα βεβαίως, σε αυτή τη φάση τουλάχιστον, εντάσσονται στο κλασικό “ήπιο” οπλοστάσιο (σε σχέση πάντα με το πραγματικό γεωστρατηγικό διακύβευμα) με αιχμή του δόρατος τον συναλλαγματικό – νομισματικό πόλεμο, και την “επιβλητική” παρέμβαση των “οίκων” και των “αγορών”.
Αρκετοί “στρατευμένοι” αναλυτές, απολυτοποιούν την παντοδυναμία αυτών των μέσων, και εκλαμβάνουν ως προδιαγεγραμμένη την αποτελεσματικότητά τους.
Πρόκειται για μια αντίληψη που κατά βάση στηρίζεται στο γεγονός οτι η Τουρκία διαθέτει Εθνικό νόμισμα άρα διαθέτει νομισματικό εργαλείο εξ ορισμού ευάλωτο στις επιθέσεις των αγορών.
Πρόκειται για μια υποκειμενική, κατά παραγγελία διατυπωμένη και καταφανώς λαθεμένη αντίληψη, γι αυτό και θα θέλαμε να επιμείνουμε σε δυο πράγματα…
Πρώτον: Η δυνατότητα άσκησης νομισματικού πολέμου εκ μέρους των ΗΠΑ, των μηχανισμών και των “οίκων” που ελέγχουν, είναι υπαρκτή, αλλά οφείλεται στη δομική εξάρτηση της τουρκικής Δημόσιας ΚΑΙ Ιδιωτικής οικονομίας με το μηχανισμό των αγορών, ΚΑΙ ΟΧΙ στο γεγονός ότι η Τουρκία διαθέτει εθνικό νόμισμα.
Δεύτερον: Η δυνατότητα ανταπάντησης εκ μέρους του καθεστώτος της Τουρκίας σε αυτού του είδους την επίθεση, βεβαίως και είναι υπαρκτή, ΑΚΡΙΒΩΣ ΕΠΕΙΔΗ η δομική εξάρτηση είναι δυναμικά μια αμφίδρομη εξάρτηση, και αυτή η πλευρά δεν πρέπει να αποσιωπάται…
Σε αυτήν ωστόσο την αντιπαράθεση, υπάρχουν δυο ΘΕΜΕΛΙΩΔΗ χαρακτηριστικά, που καθιστούν το περιβάλλον ρευστό και την έκβαση της αντιπαράθεσης αβέβαια.
Το πρώτο εξ αυτών, σχετίζεται με την ταυτότητα του πρωταγωνιστή, άρα και με την πραγματική φυσιογνωμία της ατζέντας σε αυτή την αντιπαράθεση.
Με την Τουρκία να βρίσκεται στο επίκεντρο μιας ευρύτατης διεργασίας γεωστρατηγικής ανασύνταξης σε ολόκληρη την Ευρασία, ο αδιαμφισβήτητος πρωταγωνιστής είναι ο Ερντογάν, και το αποκορύφωμα της μαξιμαλιστικής του ατζέντας το έθεσε στη Σιγκαπούρη κατά την πρόσφατη σύνοδο ASEAN.
Από ουσιαστική άποψη και στη συγκεκριμένη ιστορική συγκυρία, ο Ερντογάν είναι γεωστρατηγικά ο “επιτιθέμενος”, και αυτήν ακριβώς την εξέλιξη είναι που επιχειρεί να ανακόψει ο κ. Τραμπ, ενεργοποιώντας την δική του οπλική φαρέτρα.
Το δεύτερο θεμελιώδες χαρακτηριστικό, σχετίζεται με τη δομική ενσωμάτωση της τουρκικής κοινωνίας στους στρατηγικούς σχεδιασμούς του Ερντογάν. Μιας κοινωνίας που στα χρόνια της Ερντογανικής παντοδυναμίας, υπέστη δραματική μετάλλαξη της κοινωνικοπολιτικής της φυσιογνωμίας.
Αυτός είναι και ο λόγος που δεν μπορούν να παραγνωρίζονται τα παράπλευρα αλλά πολύ σημαντικά στοιχεία τα οποία εντάσσει ο Τούρκος πρόεδρος σε αυτή την αντιπαράθεση, με κυρίαρχο την προσπάθειά του να κοινωνικοποιήσει την πολιτική του αντεπίθεση, αναγορεύοντας την τουρκική κοινωνία σε μέγεθος γεωπολιτικό, και αυτό συνιστά μια πολύ σημαντική εξέλιξη στον μετακεμαλικό καμβά της σύγχρονης Τουρκίας.
Στο πλαίσιο αυτό, δεν είναι διόλου τυχαία η δήλωσή του, σύμφωνα με την οποία: «Η επίθεση στην τουρκική οικονομία δεν διαφέρει από μια επίθεση στην τουρκική σημαία» προσθέτοντας μάλιστα πως “ο στόχος αυτής της επίθεσης, είναι να γονατίσει η Τουρκία και ο λαός της”.
Γίνεται λοιπόν φανερό πως η αμερικανοτουρκική σύγκρουση, είναι μια διεργασία πολυπαραγοντική με πολλαπλές παράλληλες αναγνώσεις. Ως τέτοια σχετίζεται…
ΚΑΙ με κρίσιμες ισορροπίες που αφορούν σε συγκρούσεις αντιλήψεων στο εσωτερικό των ΗΠΑ…
ΚΑΙ με αναδιάταξη ισορροπιών αλλά και οξυμένων αντιπαραθέσεων στο Δυτικό κόσμο συνολικότερα…
ΚΑΙ με τους όρους της κλιμακούμενης αντιπαράθεσης τόσο με τη Ρωσία όσο και με την Κίνα, σε έναν κόσμο που κλειδώνει… πολυπολικά. Αλλά…
ΚΑΙ με τις εν εξελίξει διεργασίες επαναπροσδιορισμού του ρόλου… του εύρους της επιρροής… αλλά και των νέων πεδίων ελέγχου των περιφερειακών παικτών σε έναν συνολικά συμμορφούμενο κόσμο.
Στο πλαίσιο αυτής της αντιπαράθεσης, δοκιμάζονται και θα επαναπροσδιοριστούν…
Η βαρύτητα…
Η φυσιογνωμία. Και…
Η ισχύς διαχρονικών παραδοχών πάνω στις οποίες δομήθηκε ο μεταπολεμικός κόσμος, και οι κυρίαρχες οικονομικές, κοινωνικοπολιτικές και ενοποιητικές του παραδοχές.
Τελειώνοντας θα θέλαμε να προειδοποιήσουμε για δυο ακόμη πράγματα που καλό είναι να μην αγνοηθούν.
Πρώτον: Η Αμερικανική πολιτική ηγεσία σύντομα θα κληθεί να αποφασίσει αν είναι διατεθειμένη να συμβιβαστεί με τα αμελητέα αποτελέσματα από τη χρήση των “ήπιων” οπλικών μέσων απέναντι στη στρατηγική επιθετικότητα Ερντογάν ή αν τελικά θα ενδώσει σε προτροπές μετεξέλιξης αυτής της σύγκρουσης σε γενικευμένη γεωστρατηγική ρήξη, επιλογή που θα θέσει επί τάπητος ακόμη και τον γεωπολιτικό διαμελισμό της Τουρκίας. Και…
Δεύτερον: Όποια και να είναι η εξέλιξη, καλό είναι να ξεκαβαλικέψουν τα καλάμια οι αυταπατούμενοι και τα επιχορηγούμενα φερέφωνα αφού…
Η “στρατηγική αναβάθμιση” της Ελλάδας που οραματίζονται θα σηματοδοτήσει ΚΑΙ νεα υποτέλεια αλλα ΚΑΙ νεα απειλητικά προβλήματα για τη χώρα μας και το λαό μας.
Και όποιος δυσκολεύεται να αντιληφθεί αυτή την πραγματική απειλή, δεν έχει παρά να ρίξει μια ματιά στη μοίρα που επιφύλαξε η ιστορία στις μέχρι πρότινος “αναβαθμισμένες γεωστρατηγικά” για λογαριασμό των ΗΠΑ χώρες. Και φυσικά…
Όποια και να είναι η εξέλιξη… Όποιο σενάριο ξαι αν ενεργοποιηθεί, η Τουρκία θα παραμένει πραγματική απειλή και για το Αιγαίο… και για τη Θράκη… και για την Κύπρο μας.
Τα υπόλοιπα είναι απλώς αυταπάτες…







